Après avoir cueilli les prunes pendant un mois et demi, nous voilà embarqués dans une nouvelle aventure : celle du maïs. En route pour Narromine, tout petite ville située dans les terres à hauteur de Sydney. Notre équipe française de fruitpicker composée des plus avertis ( : Brieuc l’ultime pickeur, Quentin au mental d’Acier, Nicolas D. l’homme perdu, Adrian aka CraquageMan, Jo le robuste, Youri dit MalboroMan, Nico C. The AmericanBoy and Rémi ShowerMan. ) était complétée de 2 American Girls, 1 German Girl, 1 Taiwanese Girl et de 3 Estonian Boys. Nous partons donc de Griffith à bord d’un minibus conduit par notre patron, Max, un turc au caractère très trempé.
Nous arrivons à Narromine, il pleut. L’hôtel est sympa et est situé juste à coté d’un pub et du bottelshop de la ville. Dès le début, Max y va très fort, il nous paye le McDo puis le soir nous paye à boire. Nous apprécions notre première nuit dans ce motel avec lit individuel, télé, serviette propre, climatisation ou chauffage… (un mois que nous n’avions pas gouté au plaisir d’un vrai lit et d’une serviette propre !). Le lendemain, il pleut toujours, nous ne travaillerons donc pas. On en profite pour visiter la ville de Dubbo (30000 habitants) qui se situe juste à coté. Max nous paye encore une fois à manger, ce sera Grec pour tout le monde, et nous achète à tous des bottes et des combinaisons imperméables pour qu’on puisse travailler.
Le lendemain, premier jour de travail, il a plu toute la nuit. Quinze minutes de bus direction la ferme, l’ambiance est au rendez-vous, la musique « i’m a babygirl » nous motive les premiers matins. On arrive à 7h dans le champ et on découvre enfin notre travail. Il faut qu’on castre les maïs femelles, soit 130 hectares de (fucking) maïs ! C’est parti pour une semaine. On comprend vite le geste qu’il faut faire, il suffit d’arracher la tige située au centre du maïs, c’est-à-dire qu’on tire environ 10000 fois par jour et qu’on marche 7-8km. Le soir, on est complètement rincé et on ne peut plus plier nos doigts, les ampoules sont déjà de la partie, bref on est content.
Le jour suivant, il pleut trop, on commence qu’à midi. Les champs sont trempés et on fini pour certain avec les pieds complètement mouillés, d’autres ont des ampoules aux pieds à cause des bottes qui ne sont pas à notre taille. Max a pris l’habitude d’embourber le minibus et nous demande de le pousser à chaque fois qu’il s’enlise, c’est à dire une fois par heure (Merci Max).
En plus de notre équipe de jeunes (démotivés) se joignent à nous 15 indiens dont « Le Petit », un indien d’un mètre cinquante avec un bob de 30cm sur la tête. Il pleut également le lendemain mais Max décide qu’on travaillerait quand même. Certains ne se sont pas réveillés, (7 personnes sur 15) à cause de l’anniversaire d’un des estoniens (Bruno). Max est vraiment énervé surtout qu’il a encore une fois embourbé le minibus. Nous arrivons à le sortir en s’y mettant à 10 en plus d’un 4×4 qui le tractait. Bref, la journée est chaotique et encore une fois on fini épuisé.
Les trois jours suivants sont différents puisque le soleil est au rendez-vous. Il fait à présent trop chaud et rester sous le soleil toute la journée est aussi épuisant que de travailler sous la pluie. Une fois le champ fini, on apprend qu’il faut à présent « checker » les allées que nous avions faites car apparemment nous avions oublié et mal castré beaucoup trop de maïs,… Bref le mental en prend encore un coup car à présent nous faisons 15km de marche par jour à regarder le maïs qu’on aurait bien du castrer…
La semaine est finalement passée très vite. On a croisé pas mal d’Australiens de la campagne et beaucoup parlé Anglais. Entre la soirée Poker où je (Rémi) suis arrivé jusqu’à la table finale, les soirées au bar, l’anniversaire de Bruno, la « party » finale organisée par Max et la soirée Casino, ce fut une semaine bien remplie qui nous a permis de toucher 700 dollars chacun, soit de quoi bien commencer la suite de notre voyage. Nous partons à Melbourne dans les prochains jours et la Tasmanie nous attend également.


















