Remi a réussi à motiver toute la troupe, nous le remercions d’ailleurs, pour gravir le mont Freycinet. Au programme 30 km de marche…
Ca ne tente pas forcément, surtout pour des feignasses comme nous à la base (j’exagère, mais nous ne sommes pas non plus des Nicolas Vannier), mais nous changerons d’avis après l’avoir fait.
Que s’est il passé pendant ces kilomètres qui a pu nous faire aimer la rando?
Nous avons bravé des monts, monté et descendu des sentiers tracés au milieu d’une nature variée bordée de précipices, suffoqué en enjambant des troncs et des roches, bu beaucoup d’eau, transpiré, râlé, se plaindre. Mais pour des jeunes citadins comme nous, il en faut plus pour nous faire adorer un sport, que dis-je, un loisir de « vieux ».

Alors peut être est ce qu’après les efforts, le réconfort qu’on a trouvé était à la hauteur de nos attentes, et peut être plus encore ? Les gigantesques plages de sable blanc et d’eau turquoise au pied d’une montagne verdoyante y sont pour quelque chose. Ce n’est pas encore assez ? D’accord, la nature sort alors sa plus lourde artillerie, après des marches de plusieurs heures, le chemin s’ouvre sur de plus petites plages à l’eau limpide et au cadre encore plus bucolique, où les seuls perturbateurs dans cette nature vierge sont de petits kangourous appelés wallabies qui viennent se faire caresser et manger dans nos mains. Les plus chanceux auront même le droit à un bisou. Nous dormirons en bord de plage, planterons nos tentes sur le sable à côté des opossums qui volent la nourriture, et sous un ciel plus étoilé qu’une carte de l’univers au Futuroscope.
Nous y croiserons une sorte de bucheron qui se baigne nu, avec sa compagne et d’autres aventuriers.
Le retour est une marche/escalade par un chemin, qui n’en est parfois plus un et qui nous dépose sur un plateau surplombant d’une vue panoramique toute la presqu’île ou nous nous trouvons. Nos jambes sont en feu, nos épaules en vrac, mais ces douleurs sont dérisoires à côté de celle qui nous crève les yeux, la Nature, la vraie.
La descente est longue et périlleuse, et là, encore cette dame nature, qui nous achève a coup de sable blanc et d’eau d’une couleur qui n’existe ni en France ni dans le monde, un cadre ou le mot magnifique prend toute sa valeur. Les photos à prendre feraient pâlir d’envie Robert Doisneau. En résumé, une des 10 plages les plus belles du monde.
Merci Rémi, des randonnées de 30 kilomètres comme celle-ci on en veut tous les jours !